Cameroun : un parc industriel de bois attire les investisseurs verts
La ville de Bertoua, à l’Est, prépare l’arrivée d’un parc industriel de 430 milliards FCFA (près de 770 millions USD). Ce projet porte l’estampille du SGC Investment LLC: Home et de la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi). Il découle d’un mémorandum signé à Yaoundé le 9 janvier 2026.
L’infrastructure vise une industrialisation locale du bois. Elle réduira les exportations de grumes, renforcera la création de valeur domestique et favorisera une économie circulaire régionale.
Le cœur climatique du projet repose sur l’énergie. En effet, il prévoit une centrale biomasse de 262,6 mégawatts (MW) à partir des résidus de transformation forestière. Cette centrale va contribuer à réduire la dépendance aux énergies fossiles. Ce, en stabilisant l’approvisionnement électrique industriel. Sa production annuelle pourrait dépasser 1 500 GWh, selon les premières estimations. Cette capacité permettrait d’éviter plus d’un million de tonnes de CO₂ par an en substitution aux énergies thermiques. Le site valorisera jusqu’à 1,5 million de tonnes de résidus forestiers par an, renforçant l’économie circulaire et la décarbonation industrielle.
Le projet pourrait générer entre 3 000 et 5 000 emplois directs et jusqu’à 18 000 emplois indirects dans l’Est du Cameroun. La traçabilité forestière et le reporting Environnement-Social-Gouvernance (ESG) renforceront la gouvernance environnementale.
Cette configuration devrait attirer les investisseurs verts. En effet, les fonds climat recherchent des projets bas carbone. En effet, les infrastructures énergétiques durables restent rares en Afrique centrale et que la biomasse industrielle répond aux critères ESG. L’on apprend aussi la validation effective des études techniques, la sécurisation des terrains et la disponibilité de l’étude d’impact environnemental. Toutes choses qui militent en faveur de l’imminence du démarrage du projet.
Des opportunités pour fonds climat, impact et infrastructures
A l’analyse, le projet ouvre plusieurs segments d’investissement. D’abord, il intéresse les producteurs d’énergie renouvelable. Les fonds d’infrastructures vertes peuvent aussi structurer les actifs tandis que les investisseurs à impact ciblent l’emploi local. Enfin, les bailleurs climat financent la décarbonation industrielle. Selon les parties, le site du projet peut accueillir plusieurs unités industrielles.
Qui, grâce à la mutualisation énergétique, réduisent alors les coûts opérationnels.
Quant à la traçabilité forestière, elle améliore la conformité environnementale alors que les standards internationaux facilitent l’accès aux financements concessionnels. Un tel projet, réalisé en respect de ces standards, ferait de Bertoua un hub industriel bas carbone en Afrique centrale. Il devrait alors renforcer l’attractivité climatique du Cameroun en alignant industrialisation, transition énergétique et finance durable. Les investisseurs verts disposent alors d’une fenêtre stratégique d’entrée. Pour les bailleurs climat, c’est une aubaine. Ils peuvent intervenir via des prêts concessionnels, des garanties, du blended finance et des financements à impact. Le projet s’aligne sur l’Accord de Paris, les Objectifs de développement durable (ODD) et les priorités de transition énergétique du Cameroun. Il offre aussi un potentiel de génération de crédits carbone industriels et de mobilisation de capitaux verts internationaux.















































































































