avril 17, 2026
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La BAD investit 4 millions USD pour le climat en Afrique

La Banque africaine de développement (BAD) mobilise 4 millions USD pour accélérer les investissements climatiques et énergétiques en Afrique. Son Conseil d’administration vient d’approuver un programme d’assistance technique de 3,9 millions USD. Cette initiative s’inscrit ainsi dans la Mission 300, menée avec la Banque mondiale. Dont l’objectif est de raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.

Le programme, baptisé AESTAP Mission 300 Phase II, s’étendra sur 24 mois. Il ciblera 13 pays à fort potentiel énergétique et climatique. Parmi eux figurent le Nigeria, le Kenya, la République démocratique du Congo (RDC), l’Éthiopie et la Tanzanie. Le Gabon, la Namibie et l’Ouganda sont aussi concernés.

Les pactes nationaux pour l’énergie structurent les réformes sectorielles. Ils clarifient les trajectoires d’investissement, les priorités et les besoins financiers. Or, leur mise en œuvre restait un point de fragilité que la BAD entend lever.

Un catalyseur pour les investisseurs de la transition énergétique

AESTAP Phase II vise aussi la bancabilité des projets énergétiques. Le programme appuiera la réforme des cadres réglementaires et tarifaires. Toutes ces réformes visent à améliorer la prévisibilité pour les investisseurs privés. Les compagnies d’électricité bénéficieront d’un renforcement opérationnel. La réduction des pertes techniques améliorera les flux de trésorerie. La fiabilité du réseau renforcera la solvabilité des projets. La BAD prévoit que le programme soutienne la qualité des données sectorielles. L’Indice de réglementation de l’électricité en Afrique sera davantage exploité. Ces outils réduisent l’asymétrie d’information pour les fonds climatiques.

Des conseillers techniques seront intégrés aux unités nationales de mise en œuvre. Ils faciliteront la coordination des réformes et le suivi des résultats. En adoptant cette approche, la BAD tente alors de rassurer les investisseurs institutionnels.

Pour rappel, la Phase II prolonge une première étape lancée en décembre 2025. Cette phase avait structuré les équipes nationales. C’est dans ce prolongement que la nouvelle phase vient alors accélérer l’exécution concrète. Pour les investisseurs climatiques, le signal est clair. Les projets énergétiques africains gagnent en maturité. Le risque réglementaire recule aussi progressivement. Et la Mission 300 devient alors une plateforme d’investissement crédible. Dans un contexte de transition énergétique mondiale, l’Afrique se positionne aussi. La BAD devient alors comme un instrument de transformation des engagements politiques en opportunités financières mesurables.

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