Égypte : 750 millions USD levés via des obligations vertes en 2026
L’Egypte a levé 750 millions USD pour financer des projets d’adaptation au changement climatique. C’est le gouvernement égyptien qui a fait cette annonce le 2 janvier 2026. Selon les autorités locales, c’est grâce à l’émission d’obligations vertes que le pays a réalisé cette opération.
La mobilisation de ce financement rentre dans le cadre de l’Initiative mondiale pour les obligations vertes (Global Green Bond Initiative/GGBI). Que l’on décrit comme une alliance d’institutions financières multilatérales et d’organismes de financement du développement. Cette alliance vise à développer le marché des obligations vertes. Et attire l’attention des investisseurs institutionnels et des fonds spécialisés dans les actifs durables. Ce, avec le soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
L’Egypte entend utiliser ces fonds pour faire progresser la stratégie égyptienne de lutte contre le changement climatique à l’horizon 2050. Cela passe par le soutien des projets d’adaptation et de réduction des émissions à l’échelle nationale. Ces projets visent la réduction des émissions de dioxyde de carbone de 10 millions de tonnes. Ils vont aussi d’offrir des avantages directs en termes de résilience pour environ 8,3 millions de personnes.
Ce financement intervient dans un contexte où l’Egypte fait face à des pressions climatiques croissantes. Notamment, des précipitations irrégulières et des vagues de chaleur qui plombent la productivité du travail et créent des pénuries d’eau récurrentes. Toutes choses qui impactent l’agriculture, l’industrie et l’accès à l’eau potable pour les habitants. Le phénomène ne touche pas seulement l’intérieur du pays. Les régions côtières sont aussi exposées à une élévation rapide du niveau de la mer. D’où la menace qui plane sur les infrastructures et les actifs touristiques.
Pour autant, cette menace constitue un ensemble d’opportunités les plus immédiates pour les investisseurs. Notamment en ce qui concerne la protection des zones côtières exposées à la montée du niveau de la mer et la modernisation des infrastructures hydrauliques pour sécuriser l’accès à l’eau potable. Mais aussi le développement des énergies renouvelables destinées à réduire la dépendance aux combustibles fossiles. Autres secteurs porteurs, les projets de mobilité durable, d’efficacité énergétique dans l’industrie et de gestion durable des déchets. Ils constituent donc des segments porteurs à fort potentiel de rentabilité environnementale et économique.
Opportunités d’affaires
Sur le plan financier, la profondeur croissante du marché des obligations vertes en Égypte améliore la liquidité des titres. Elle favorise aussi la structuration de nouveaux instruments de financement climatique. Notamment les obligations durables et les financements mixtes associant capitaux publics et privés. La stabilité institutionnelle du cadre de gouvernance climatique et l’alignement progressif avec les standards internationaux de reporting ESG renforcent la transparence et la confiance des investisseurs.
Pour rappel, en septembre 2020, l’Egypte avait réalisé sa première émission d’obligations vertes d’un montant de 750 millions USD. Le pays devenait donc le premier de la région Moyen-Orient & Afrique du Nord (MENA) à émettre ce genre d’obligations. Avec lesquelles l’Egypte va financer les projets dans le domaine de l’adaptation au changement climatique. Mais aussi dans ceux des énergies propres, des transports sobres en carbone, de l’efficacité énergétique, de la gestion durable des déchets et de la gestion durable de l’eau et des sols.














































































































