avril 17, 2026
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Cameroun : le budget climat 2026 atteint 722 millions USD

En 2026, le Cameroun va consacrer 722 millions USD à la lutte contre le changement climatique.  L’information est contenue dans le Document budgétaire sensible au climat (DBSC) annexé à la loi de finances 2026. Ce montant représente 4,72% du budget national, estimé à 15,2 milliards USD. Ce qui confirme la montée en puissance progressive de la budgétisation sensible au climat dans les finances publiques du pays.

La structure de cette enveloppe met en évidence la priorité accordée aux projets d’adaptation et d’atténuation climatiques. Sur le total, 625,2 millions USD iront aux dépenses d’investissements, soit 22% du Budget d’investissement public (BIP). Et 97,3 millions USD aux dépenses de fonctionnement. Cette orientation vers l’investissement favorise la structuration de projets éligibles aux financements concessionnels, aux mécanismes de blended finance et aux partenariats avec les institutions multilatérales.

L’on note aussi une augmentation de ce budget climat de 322 millions USD par rapport aux 400 millions USD de 2025. Cette hausse s’explique notamment par l’élargissement du nombre d’administrations intégrant des dépenses climatiques. Le gouvernement va concerner 18 ministères en 2026, contre 9 en 2025. Ce qui traduit alors une meilleure intégration transversale des enjeux climatiques dans les politiques sectorielles.

Pour l’écosystème de la finance climatique au Cameroun, cette trajectoire budgétaire renforce aussi la crédibilité du pays auprès des fonds verts. Mais aussi auprès des banques de développement et des investisseurs à impact. Elle ouvre la voie à un recours accru aux obligations vertes, aux fonds climat et aux financements mixtes. Ceci dans le but d’accélérer la transition énergétique, la résilience urbaine et la protection des écosystèmes. Au Cameroun, le budget sensible au climat est à sa deuxième édition. Il s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements du Cameroun au titre de l’Accord de Paris. Ces engagements concernent aussi sa Contribution déterminée au niveau national (CDN). À l’horizon 2030, l’enjeu sera la capacité à transformer ces allocations budgétaires en projets bancables, capables de mobiliser durablement les capitaux privés au service de l’action climatique.

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