avril 17, 2026
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L’Afrique centrale entend mobiliser une part des 1.300 milliards USD des financements climatiques internationaux d’ici 2035

Sur fond de solidarité régionale, l’Afrique centrale veut mobiliser près de 1.300 milliards USD des financements climatiques internationaux d’ici 2035. Ce sera pour contribuer au financement de l’adaptation, l’atténuation et la transition énergétiques. L’annonce a été faite par les experts au forum sous-régional sur la résilience climatique à Douala, le 18 décembre 2025.

Grâce au Bassin du Congo, l’Afrique centrale joue un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique. Pourtant, avec la présence du deuxième poumon écologique de la planète, elle reçoit très peu de financements internationaux. La faute à la fragmentation des initiatives nationales, la faiblesse des cadres réglementaires, des capacités institutionnelles limitées et la perception élevée du risque par les bailleurs.

Solidarité régionale et diplomatie climatique renforcée

Pour inverser cette tendance, les États de l’Afrique centrale misent désormais sur une stratégie de solidarité régionale. Via la CEMAC, la CEEAC et les institutions spécialisées du Bassin du Congo, ils veulent faire front dans la diplomatie climatique. Tous pensent à mutualiser les efforts, structurer des projets intégrateurs attractifs pour les fonds climatiques, les banques et les investisseurs privés. Cette dynamique repose sur la création d’instruments financiers régionaux et la standardisation des procédures. Mais également sur la structuration d’un pipeline crédible de projets et le développement de marchés carbone de haute intégrité. In fine, il est question de valoriser durablement le potentiel forestier de l’Afrique centrale.

Priorités : forêts, énergie, résilience et gouvernance

Les investissements concernent la préservation des forêts, les mécanismes REDD+, la transition énergétique et la gestion durable de l’eau. Mais pour attirer davantage de financements climatiques, la région devra renforcer la gouvernance et stabiliser ses cadres réglementaires. L’Afrique centrale devrait enfin améliorer la transparence et développer l’ingénierie financière locale.

L’Afrique centrale se situe à un tournant décisif. La coopération régionale n’est plus une option politique mais un impératif stratégique. En consolidant ses institutions, en améliorant sa crédibilité et en adoptant une diplomatie climatique proactive, la région peut capter une part significative des financements climatiques mondiaux et transformer ce levier en moteur de développement durable et inclusif.

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